Encore une semaine intense au festival international de Hammamet
Encore une semaine intense au festival international de Hammamet
240 Mardi 31 Juillet 2018
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Du lundi 30 juillet au samedi 4 Aout le public du festival international de Hammamet vivra une semaine intense avec de la danse du théâtre et de la musique.

On commence la semaine avec la soirée de la danse. Et au programme deux pièces chorégraphiques « SEUL AU MONDE…SEUL SUR SCÈNE » Chorégraphie, Mise en Scène et Danse Imed Jemaa. A plus de 30 ans de carrière…Imed Jemaa se donne toutes les raisons de repousser ses limites….de faire un travail sur soi autant que sur son devenir d’acteur-danseur et de metteur en scène-chorégraphe… C’est en repensant un acquis et en se bousculant pour qu’il arrive à s’ouvrir de nouvelles perspectives…Ça passe ou ça casse. « A cette étape de parcours, je me retrouve entre le bilan et la projection dans l’avenir, c’estma performance que je mets à l’épreuve. Je dois mettre en jeu mes limites, celles de mon imaginaire, de la composition du mouvement, retisser le lien de mes aspirations, affiner ma recherche sur les espaces contigus à la Danse-Théâtre... mais aussi, explorer des territoires nouveau pour moi, encore trop inconnus et si lointains ».

Et BNETT WASLA, une création pour le Ballet de l’Opéra de Tunis une Chorégraphie de  Héla Fattoumi et Eric Lamoureux, interprétée  par  Oumaima Manai, Cyrine Douss, Nour Mzoughi et Houda Riahi. En créant BNETT WASLA, Héla Fattoumi et Eric Lamoureux s’engagent dans une véritable expérience intergénérationnelle et transculturelle, puisant dans l’intime et le singulier vers le général traversé des enjeux liés à l’émancipation de la femme. Du creux incurvé qui accueille le dos des interprètes, émerge toute une syntaxe du lové, qui enveloppe et découvre tout à la fois des corps chrysalides. Les interprètes glissent d’un bord à l’autre de la paroi et lorsqu’elles s’en décollent, la danse semble furtivement s’extraire d’une empreinte effacée. Éveillées de cette alcôve-abri, les danseuses s’avancent dans l’espace du trouble, sensualité qui laisse venir le spasme, possession étrangement diaphane qui monte aux visages et les transforme, mains serpentines qui insinuent le désir au plus secret des corps...

La soirée du mardi 31 juillet, le festival international de Hammamet reçoit la grande star libanaise et internationale  HibaTawaji sous la direction musicale et artistique  Oussama Rahbani.

HibaTawaji s’est imposée dans le paysage musical libanais et dans le monde arabe comme étant la jeune diva Libanaise, reconnue pour ses performances scéniques et vocales impressionnantes, incarnant à la fois jeunesse, modernité et tradition. 

Quand elle rencontre l’un des producteurs et compositeurs les plus influents de la région : Oussama Rahbani, sa carrière prend une belle tournure et ensemble ils sortent trois albums studio. Ces albums ont été chaudement salués par la critique et le public pour leur poésie touchante, l’interprétation vocale, ainsi que pour l’originalité des compositions dont les influences viennent de cultures et styles musicaux divers.

Les Rahbanis étant les pionniers dans le domaine des comédies musicales au Moyen-Orient, ils confient également à Hiba le premier rôle dans 4 de leurs dernières créations.

En 2015, Hiba rêve d'élargir encore plus ses horizons, en se lançant dans un pari fou: participer à The Voice France. Sa participation très remarquée reçoit un standing ovation du jury.

En 2016, elle incarne le rôle "Esmeralda" dans la comédie musicale culte Notre Dame de Paris.

Le mercredi 1er Aout est une soirée purement théâtrale  avec «  Freedom House » Texte et Mise en scène : Chedly Arfaoui, Interprétation : Chekra Rameh, Mouna Etalmoudi, Abdelkader Ben Said, Mohamed Hassine Graiaâ

C’est l’étrange destin d’un Général qui se prend encore pour un Général malgré sa destitution. Effrayant et fascinant avec ses militaires qui paraissent veiller sur une région abandonnée, il vit dans l’illusion de régner encore sur le pays. « Freedom house » est une allégorie de ce qu’est la politique avec ses ressorts, ses mystères, ses combats, ses ambitions, sa cruauté, ses pièges, ses trahisons et ses crimes parfois. La pièce est révélatrice de ce que la politique tente de cacher. 
La pièce comporte des moments d’humour qui jaillissent de circonstances paradoxales, interprétés avec justesse par des comédiens professionnels, c’est tout juste jubilatoire.

Cette dernière pièce du Metteur en scène Chedly Arfaoui, est une immersion dans la Tunisie d’après la révolution. Entre humour et intrigue, le propos sort poignant. 

Le 2 Aout, c’est une soirée découverte avec l’artiste Carlos Núñez. Dans le monde entier, Carlos Núñez est considéré comme un musicien extraordinaire, l’un des plus sérieux et des plus brillants…Son charisme, son énergie, son esprit pionnier l’ont rendu très populaire, lui qui repousse sans cesse les limites de ses instruments : la cornemuse galicienne –la gaita– et les flûtes.

A la sortie de son premier album solo, A Irmandade das Estrelas en 1996, Carlos était déjà un artiste reconnu dans le monde entier. Son second album Os Amores Libres, sorti en 1999, où il explore les connexions entre la musique celtique et le flamenco, s’est vendu à plus de 250.000 exemplaires. Aujourd’hui, et après trois années consacrées à l’étude des connexions entre les cultures galicienne et brésilienne, Carlos présente son dernier travail : Alborada do Brasil.

Ses différents albums l’ont clairement établi en tant qu’artiste majeur de la world music internationale par sa capacité à effacer les frontières, à réunir des musiciens de pays et de styles différents et à créer une musique qui lui est propre, pluriculturelle et enracinée dans la tradition.

Le 3 Aout place au groupe pionnier de la scène musicale underground égyptienne et du Moyen-Orient. Depuis de 1999 « West El Bald » ouvert la voie à la musique alternative dans la région, fusionnant des sons orientaux avec des airs occidentaux et apportant une pléthore de genres aux oreilles de leur public. Le secret derrière leur succès est l'ensemble des compétences et le mélange éclectique des membres du groupe perfectionnant chacun son instrument avec une passion pour produire des sons tout aussi nouveaux que différents.Les 14 chansons du nouvel album"Bantalony El Jeans" explorent plusieurs aspects du monde dans lequel nous vivons. Le choix de sujets uniques et pertinents a toujours été la base de la croissance du nombre de leurs fans qui ne cesse d’augmenter. Une passion nourrie par les mélodies et les grooves qui dépassent toutes les barrières de la langue et vont directement aux cœurs des auditeurs aux quatre coins du monde.

La semaine se clôture en apothéose avec Revolutionary Mood de Mounir Troudi. Connu pour ses étonnantes capacités vocales, Mounir Troudi est un chanteur et musicien engagé. Son travail personnel de recherche sur la voix lui a permis d’aboutir à un subtil alliage entre chants traditionnels soufis et improvisations contemporaines. En 2015, il rencontre le joueur de cornemuse breton Erwan Keravec, qui emmène son instrument bien au-delà de la tradition, et le percussionniste franco-libanais Wassim Halal, avec lesquels il partage un goût prononcé pour les expériences musicales inédites.
Mounir Troudi parvient à faire rimer liberté et spiritualité. Sa voix profonde renoue avec les racines souterraines qui relient l’extase mystique des chanteurs du Pakistan et du Rajahstan à la ferveur des gitans espagnols ou à la transe des confréries du Maghreb.
Mise en orbite par les cornemuses vrombissantes d’Erwan Keravec et les rythmes savants du percussionniste franco-libanais Wassim Halal, la musique en jeu dans Revolutionary Birds concilie inspirations individuelles et aspirations collectives en se faisant promesse de richesses, d’expériences et d’inventivité.
Le mélange des genres est une nécessité qui s'oppose à tous les intégrismes. Or, si pour être de partout il faut être de quelque part, Sinda Elatri, Peter Corser, Hedi Fahem, Nabil Werghi, Skander Benabid et Philippe Pipon Garcia parlent bien la même langue, celle de la musique. Ils participent au vertige qui nous attrape, corps et âme, en deuxième partie de concert. Achraf Messaoudi nous livrera au gré des notes ses impressions en dessins improvisés.