Quand le cœur bat la chamade cairote
Quand le cœur bat la chamade cairote
146 Samedi 04 Août 2018
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Ça groove, ça valse, ça berce, ça entraine, ça chante, ça danse et ça monte en puissance… Telle fut la soirée mémorable  du groupe égyptien Wust EL Balad au Festival International de Hammamet.

Ceux qui ne les connaissaient pas, ont été surpris de découvrir un son nouveau, une empreinte particulière loin du meanstream habituel de ce que nous avons l’habitude de recevoir comme culture orientale. Wust El Balad est le groupe pionnier de ce qu’on appelle la scène underground égyptienne, une expérience autour de laquelle se sont réunis des musiciens de grand talent et qui a été nourrie au fil des années par la passion de la musique, l’enrichissement mutuel et le partage de nouvelles expériences musicales.

Chacun apporte un savoir faire, une énergie, une sensibilité qui donne à l’ensemble une identité spéciale qui a fait le succès de ce groupe bien avant l’abolition des frontières via des réseaux sociaux. Car Wust El Balad approche la musique différemment, ils sont plus dans la filiation de cheikh Imem dans la fraicheur du verbe, la pertinence du propos, la facilité du phrasé. Ils parlent du quotidien, des choses simples de la vie, ils saisissent des instants furtifs, une idée, une rencontre, une étoile, une apparition, et la mélodie nait dans la fluidité.

Wust el Balad avec son leader-chanteur et compositeur le comédien Hani Adel ont crée la belle synergie qui caractérise le festival international de Hammamet, la proximité avec le public, la curiosité, les ondes positives qui s’échangent entre scène et public. Wust El Balad a ramené un peu du Caire dans ses morceaux, la profondeur d’une musique profondément marquée par un cachet local mais totalement ouvertes aux multiples fusions.

La soirée fut parfaite,  le public s’est retrouvé entrainé sans résistance aucune dans une sonorité à la fois familière et qui titille l’oreille par ses escapades libres et affranchies.